• Ma plume s'est trouvée happée dans le tourbillon des évènements qui ont bouleversé nos vies dernièrement et j'ai eu l'impression qu'elle se trouvait indigente de mots, tétanisée, comme bloquée, semblable à des sanglots tout au fond de la gorge, sanglots qui ne peuvent pas jaillir.
    Peur panique, qui a duré .....


    Je ne trouvais plus mes mots, mes rimes ! mon inspiration semblait s'être évanouie, moi, la rêveuse, j'ai eu peur de ne plus pouvoir rêver. Comment recouvrer ce bonheur d'écrire, cette foi en la nature humaine ?  ce désir de partager de beaux instants de joie ?
    Tout à coup, une grande lassitude m'a saisie. Je suis encore lasse.


    Cependant, en voyant la ferveur, l'union, la solidarité de notre peuple de France et toutes les Nations représentées dans toutes les rues de nos villes, dans une même communion contre l'adversité et la haine, dans ce même élan pour la liberté d'expression, pour toutes les libertés,  je ne veux point me laisser aller au pessimisme.


    Je veux de nouveau brandir ma plume, telle que je souhaite la voir s'exprimer, avec mes mots, mes simples mots, en rimes ou en prose....je conserve l'espoir qu'elle reviendra avec fougue, aujourd'hui ..... demain ......ou plus tard pour écrire ses pensées, enfin mes pensées.


    Il me suffit donc, de penser qu'un jour peut-être, la paix règnera dans le monde et que chacun savourera le bonheur de vivre sous un ciel serein, dénué de tout bruit de maniement d'armes.
    PAIX - AMOUR et LIBERTE. Soyons optimistes pour les temps à venir !
    ©Paula


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  •  

     

     COEUR EN BANDOULIERE



    J'ai mis mon coeur en bandoulière
    pour faire l'école buissonnière,
    pas de rimes aujourd'hui,
    juste un petit récit.



    Quelques réflexions, une petite analyse du temps qui passe et des soleils
    flamboyants qui jalonnent nos sentiers  ou des embûches qui le parsèment
    parfois.



    Printemps et étés se sont succédé allégrement sur le chemin de ma vie - parfois
    égratignés par quelques blessures , mais ils m'ont conduite ici avec vous sur ces
    sentiers de mon automne, s'acheminant doucement sur les routes d'un hiver que
    je ne souhaite pas trop rude , pas trop encombré par de sévères congères et de
    pentes neigeuses trop glissantes .



    Nous avons tous, chacune, chacun, des printemps et des étés dans notre vie qu'il
    faut savourer pleinement, ils passent tellement vite, comme une fulgurance sur
    notre chemin !


      Sachons les embellir chaque jour de bonheur et d'amour afin d'en
    conserver la moindre parcelle dans nos coeurs.


     Les sentiers d'automne sont beaux, lumineux et flamboyants de mille couleurs
     et l'on a encore des rêves plein la tête,
     sachons en profiter ! L'âme est encore pleine de fougue de la jeunesse passée
    telle la vivacité d'un éclair.


    Et lorsqu'arrivera l'hiver, tout doucement on ouvrira le livre de tout ce qui a
    fait l'histoire de notre vie, on se racontera les beaux moments du temps jadis.  Et puis
    finalement on se dira qu'on a été heureux tout au long de notre parcours, dans l'espoir de
    laisser derrière soi une parcelle de bonheur à ceux que nous aimons.. On pourra dire
    ainsi qu'on a réussi sa vie.



    J'ai mis mon coeur en bandoulière
    pour faire l'école buissonnière;
    juste un petit récit de ma vie,
    pas de rimes aujourd'hui.


    ©PaulaG. 18.11.2013


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  • A la manière de Mme de SEVIGNE


    qui écrit à sa fille Mme de Grignan pour lui conter ses impressions après avoir assisté à une
    représentation de Britannicus !


    Un de mes textes écrit il y a plusieurs années



    A Paris, le 14e décembre  1669



    A Mme de Grignan



    Il faut que je vous conte, ma chère bonne, comment je passai hier ma soirée. On donnait au Théatre francais, une représentation de Britannicus, pièce d'un sieur Racine.
    Nous y allâmes donc Madame de Coulanges et d'autres de mes amies que vous connaissez bien. Je dois vous dire dès à présent que ce Racine avait gratifié son oeuvre du titre pompeux de "tragédie sublime" mais, écoutez donc la suite .....


    Imaginez, ma bonne, la salle du théâtre comble, un public attendant vraisemblablement quelque évènement extraordinaire, impatient, excité. Alors, vous pourrez peut-être concevoir grâce ce tableau hâtivement brossé, l'ambiance ou plutôt l'atmosphère.


    Enfin, après une attente qui, ce me semble dura fort longtemps, le rideau se leva. Vous ne pouvez savoir quels sentiments m'assaillirent alors : mon exaltation tomba tout à coup et seul le décor suffit à me figer.


    Corneille nous fit apprécier il n'y a pas si longtemps de cela le charme d'un décor simple.
    Hélas, que Racine n'a t-il point tiré quelque profit de ce grand maître ! Il faut cependant lui rendre cette justice "cette tragédie sublime" puisque c'est ainsi qu'il faut l'appeler, tient absolument compte des unités de temps, de lieu et d'action.


    Durant toute la pièce,  en effet nous restons devant le même décor grotesque du premier acte. Quant à l'action, je vais vous en parler.


    - Agrippine vient d'apprendre que Néron son fils, a fait enlever une

     jeune fille du nom de Junie qu'elle voulait marier à Britannicus fils d'un certain Claude.- Voyez-vous l'intrigue déjà ? Britannicus, jeune homme loyal et bon, confie donc ses souffrances à son affranchi, Narcisse, qui le trahit auprès de Néron.- Non, nous n'en sortons pas.


    Enfin, après bien des péripéties que je vous conte pas tant, j'ai peur de vous troubler, nous apprenons l'empoisonnement du dit Britannicus héros de cette pièce. Ce dernier trait qui clôt la pièce est aussi le coup de grâce.


    Soyez contente, je vous ai épargné les coups de théatre qui abondèrent entretemps. Ah ! que n'eût-il pas mieux valu entendre du Corneille !


    A t-on déjà oublié les Rodrigue, les Chimène, les Horaces ?


    Voilà, chère, le bilan de cette soirée que vous jugerez comme bon vous semblera, mais que j'ai qualifiée, moi de désastreuse.


    Recevez, ma bonne, toutes mes meilleures pensées et donnez mes hommages à M. de Grignan.

    ©PaulaG

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  • ENTRE DEUX RIVES



    Il existe toujours un pont entre deux rives,
    et cette passerelle qui enjambe encore le fleuve,
     réservée exclusivement aux piétons,
    bien souvent, entre ami(e)s, nous l'empruntions,
    pour aller suivre nos cours , "à la ville".
    On y avait accès par un grand escalier de pierre,
    nous conduisant aux immenses colonnes
    retenant les haubans , liés aux bastingages.
    Il arrivait souvent, que par temps de grand vent
    ce frêle pont, aux planches un peu disjointes
    tangue d'un côté, de l'autre et dangereusement.
    Quelque esprit malin et taquin s'amusait aussi
    parfois à secouer l'ouvrage pour agiter la peur.

     



    Inconsciente et folle jeunesse !!!

     



    Il ne fallait pas non plus abaisser le regard
    entre les planches car on apercevait l'eau au dessous
    et si d'aventure, on voulait y marcher, 
    belles chaussures aux pieds, cela relevait de l'exploit
    de ne point y coincer les beaux talons aiguilles,
    et les garçons moqueurs se riaient de nous les filles.
    Un vent de liberté courait alors sur cette passerelle,
    on riait pour narguer et vaincre le vertige,
    mais lorsqu'enfin heureux et moins stressés,
    on atteignait l'autre rive, le soulagement était vif
    et notre exploit relevait pour ainsi dire du prodige.
    ce joli pont ancien a été depuis lors, restauré,
    depuis bien des années, je n'y suis pas remonté.

     

     


    Il existe toujours le pont entre deux rives !

     


    ©PaulaG. 16.9.2013


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  • Château de COMBOURG
    L'écrivain François-René de Chateaubriand, qui a immortalisé ce château dans ses mémoires, y passa une partie morose de sa jeunesse dans les années 1770.

    -o-o-o-o-o-o-

    AIMEZ-VOUS CHATEAUBRIAND ?


    Il s'agit là d'un texte que j'ai écrit il y a plusieurs années !


    le journal intime d'une jeune romantique écrivant ses impressions après la lecture, dès sa parution de :" RENE" DE CHATEAUBRIAND publié en 1802, les sentiments éprouvés, confiés à une amie.


    lundi 22 juillet
    Il faut que je te dise, amie, à quoi j'ai passé quelques instants aujourd'hui . J'ai retrouvé, parmi mes livres "quelques extraits de Chateaubriand" - Sais-tu que Chateaubriand est mon auteur préféré ?
    Je n'ai pu résister à la tentation de relire certains épisodes de son histoire.
    J'ai parcouru avec lui les bois qu'il parcourait souvent avec sa soeur. J'ai écouté tomber la pluie sur le feuillage. Oui, chaque instant de sa vie, il me semble le vivre en lisant son oeuvre ! Sa mélancolie me convient, je t'en prie, ne me juge pas solitaire et renfrognée, non !, ce n'est pas cela, mais j'aime la rêverie, tout comme lui .....

     


    Mercredi 24 juillet
    ...Aujourd'hui encore, je me souviens avoir lu un paragraphe qui débutait ainsi :
    "Le jour, je m'égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu'il fallait peu de choses à ma rêverie !"
    C'était pour lui une feuille séchée que le vent chassait devant lui.


    Pour moi, ce quelque chose est le murmure du vent dans les arbres, le gazouillis de la rivière qui roule ses eaux sur les galets. Alors, je m'étendrais volontiers au pied d'un arbre, emportée vers les paysages que visita René.
    Mon Dieu, je ne voudrais pas que tu crois que je me laisse gagner par ce mal que l'on a appelé "le mal du siècle" ! Seulement, sa poésie, avec laquelle il peint son ennui de vivre, ce désenchantement, tout cela m'a attirée. La lassitude de son coeur s'est un peu imprégnée dans le mien, sans toutefois y laisser ce vide qu'il a cherché à combler, dans l'oubli, au milieu des peuples indiens.
    Ce ciel bleu, qui déroule aujourd'hui sa trame sur nos têtes, ne l'a-t-il pas vu lui même ? Ce petit nuage blanc qui s'étire, n'en a t-il pas vu semblable à celui-là ? Si, sans doute !
    Ce qu'il n'a pas connu, ce sont ces cris joyeux d'enfants heureux, c'est la tendresse que chaque mère offre à son enfant .....

     


    Jeudi 25 juillet
    Pourquoi ne m'est-il pas donné d'écrire comme Chateaubriand ?
    Je suis transportée de joie lorsqu'il déroule à mes yeux, le spectacle d'un pays qui m'est inconnu "les Bords du Lac Supérieur" par exemple : ".......Les surfaces mobiles de ces plaines s'élèvent et se perdent graduellement dans l'étendue, du vert d'émeraude, elles passent au bleu pâle, puis à l'outre-mer, puis à l'indigo ......".
    Je tourne les pages si agréables à lire en cherchant au -delà, l'homme qui nous contera en couleurs harmonieuses, l'histoire de sa vie aussi bien que le fit René.

    ©PaulaG

     


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